24 mars 2006

Dépeindre une destination touristique à l’image d’un centre commercial

0Catégorisé dans : Réseaux de distribution
Imprimer

En décembre 2005 est né le premier centre commercial francophone entièrement virtuel. En trois dimensions, ce dernier permet à l’internaute de circuler dans les allées, d’entrer dans les différentes boutiques pour effectuer des achats, tel un visiteur normal par un samedi après-midi pluvieux. Et si l’on transposait le centre commercial en destination touristique? Le premier centre commercial francophone entièrement virtuel vient d’ouvrir ses portes. Sous sa modeste appellation, Lecentredumonde.com n’est autre que la représentation virtuelle, en trois dimensions, d’un centre commercial traditionnel.

Déjà, on trouve sur ce site Internet pas moins de 80 bannières marchandes représentant des marques connues, réparties dans les produits de consommation courants, comme: l’alimentation, l’électroménager, l’habillement, le multimédia, le jardinage… et même les voyages et les vacances, avec des «magasins» comme Expedia, Opodo, Lastminute ou encore Nouvelles Frontières. Le tout, dans le même esprit qu’un centre commercial ayant pignon sur rue!

Représenté comme un lieu réel et non comme une base de données, contrairement aux sites d’achats comme nous les connaissons d’habitude (avec un moteur de recherche), la navigation y est moins rationnelle. Le site présente plusieurs points d’entrée, comme la recherche par catégorie (alimentation, bijouterie, vacances/voyages, etc.), par boutique ou selon un plan graphique.

D’aucuns diront que cette navigation risque de déplaire aux internautes qui recherchent généralement la facilité et prônent l’utilisation du moindre «nombre de clics». Néanmoins, cela peut représenter un avantage pour les internautes débutants, peu enclins à acheter en ligne.

L’avenir nous dira si l’on voit ici l’avènement d’une nouvelle mode!

De plus, afin de compléter cette nouvelle expérience d’achat, des hôtesses virtuelles sont présentes pour guider l’internaute dans sa visite, par le biais de messages sonores. Ces hôtesses annoncent, d’une voix suave, des offres spéciales et des messages d’intérêt public.

Il ne manque vraiment que la petite musique d’ascenseur pour se sentir dans l’ambiance.

Un modèle adaptable à une destination touristique?

L’idée est novatrice et originale.

Imaginons maintenant que nous adaptions cette expérience au domaine du tourisme. Rien ne nous empêcherait de transposer le centre commercial en une destination touristique, avec la possibilité d’acheter ou de faire des réservations.

Nous aurions, par exemple:

  • étage 1 – l’hébergement (hôtels, motels, B&B, campings, etc.)
  • étage 2 – l’offre culturelle (musées, salles de spectacles, cinémas, circuits patrimoniaux, etc.)
  • étage 3 – les différents moyens de transport (avion, train, circuits d’autocars, location de véhicules, etc.)
  • étage 4 – les activités récréotouristiques (activités sportives et de plein air)
  • étage 5 – un plancher dédié à l’épicurien qui sommeille en chaque touriste (spas et détente, restaurants, produits du terroir et découvertes gastronomiques régionales, etc.)
  • accueil – un guichet d’information où l’on trouverait, par exemple, l’office de tourisme ainsi que de l’information générale de type météo, banques, etc.

 

Cette nouvelle approche, plus marchande, pourrait bien à l’avenir remplacer les portails Web traditionnels de destinations touristiques comme nous les connaissons actuellement.

Par exemple:

Concepteurs Web, à vos souris. Étourdissez-nous!

Sources: – Le journal du Net. «Le premier centre commercial virtuel a ouvert ses portes», 9 mars 2006.
- Lecentredumonde.com – Dossier de presse, décembre 2005.

Aucun commentaire
Ajouter un commentaire »

Le Réseau de veille en tourisme vous invite à réagir à ses analyses en partageant des compléments d’information ou en échangeant vos idées et vos opinions. Veuillez toutefois noter que les commentaires présentant un ou plusieurs des éléments ci-dessous seront supprimés:

  • des propos diffamatoires ou irrespectueux;
  • de l’autopromotion ou des offres de produits et services;
  • toute information non liée au sujet de l’analyse.

Laisser une réponse = champs requis