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Analyses - 10 avril 2007

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avril 2007

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Plusieurs voyageurs joignent l’utile à l’agréable

Après la conscience environnementale, voilà que la conscience sociale interpelle les voyageurs. Qu’on le nomme tourisme humanitaire, tourisme bénévole, tourisme de charité, tourisme solidaire, tourisme altruiste ou tourisme social, ceux qui s’y adonnent ont tous un dénominateur commun: ils désirent voyager pour aider des communautés. Quoi de mieux pour le touriste que d’allier le plaisir de voyager, le sentiment d’être utile et de contribuer au bien-être d’une collectivité, la découverte et le contact d’une autre culture, l’apprentissage, l’aventure et l’exotisme? Que de besoins comblés!

Une population de plus en plus sensible aux problèmes humanitaires

Que ce soit lors d’un voyage, du visionnement d’un documentaire à la télé, d’un article publié dans un magazine ou d’un reportage dans les médias, de multiples sources contribuent à sensibiliser les gens au sort des populations étrangères et à l’aide humanitaire.

Plusieurs organisations (à but lucratif ou non), telles que HorizonCosmopolite au Québec, y ont vu une occasion de marier désir d’engagement social, dévouement et tourisme.

Qui sont les gens intéressés?

Bien que souvent considéré comme un segment du tourisme d’aventure, la motivation du tourisme humanitaire est tout autre. Les voyageurs veulent faire quelque chose d’utile, découvrir de nouvelles cultures, créer des liens d’amitiés, s’immerger dans de nouveaux modes de vie, apprendre une nouvelle langue et même améliorer leur CV. S’ajoute à cela, un sentiment de satisfaction.

La firme internationale de recherche Mintel estime à environ 100 000 le nombre de voyages de cette nature annuellement. Les touristes proviennent principalement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

Cette clientèle est largement composée de jeunes étudiants en année sabbatique (gap year) qui vadrouillent autour du monde. (Lire aussi: «Gap Year Travel», peut-on mieux exploiter ce créneau?)

Un nombre significatif de préretraités, de retraités ou de personnes qui prennent une pause dans leur vie professionnelle souhaitent que leur expérience de vie et de travail puisse profiter aux gens dans le besoin. On voit même des entreprises qui veulent s’engager socialement ou encore consolider l’esprit d’équipe des travailleurs, offrir à leurs employés ce type de voyage.

Dans un but éducationnel, le milieu scolaire et les familles s’intéressent aussi aux voyages humanitaires.

Les pays en voie de développement et ceux qui ont été frappés par une catastrophe sont naturellement les destinations premières des voyages humanitaires. L’Asie et l’Afrique demeurent les continents qui regroupent les pays les plus pauvres: Bangladesh, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Éthiopie, Népal, Rwanda, Tanzanie, etc.

Ce type de vacances varie selon la durée du séjour, la portion de temps consacrée à l’aide humanitaire, les prestations incluses ou non, les programmes adaptés aux différentes clientèles, etc. Certains étudiants effectuent des levées de fond pour couvrir les frais du voyage.

Les projets prennent aussi diverses formes: collaborer à construire une école ou un hôpital, aider les gens à se relever d’un désastre environnemental, participer à des travaux communautaires, jouer un rôle éducationnel auprès des enfants, prendre part à des projets de conservation, etc.

Une façon de voyager vouée à un avenir prometteur

La popularité de ce type de voyage ne peut que s’accentuer en raison des facteurs suivants:

  • la sensibilisation grandissante des gens à l’aide humanitaire et leur désir de contribuer à améliorer le sort des gens démunis;
  • le nombre croissant de préretraités et de retraités ainsi que des étudiants et travailleurs qui s’accordent un temps d’arrêt durant leurs études et leur vie professionnelle;
  • les entreprises qui désirent démontrer leur implication sociale.

Voir aussi

[http://www.horizoncosmopolite.com//].

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «Tendance forte: le marché du tourisme humanitaire», TOURISME au quotidien, 29 mars 2007.
– Commission canadienne du tourisme. «Pour le bien commun», TOURISME au quotidien, 10 avril 2007.
– Mintel. «Niche Market Tourism», Travel & Tourism Analyst, août 2006.
– Laplante, Julie. «Tourisme humanitaire: Au nom des droits humains et du bien-être pour tous», Téoros, vol. 24, no 3, automne 2005, p. 31-36.

 

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