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	<title>Commentaires sur : Un autre tourisme est-il possible?</title>
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	<description>La référence québécoise en information sur les tendances touristiques internationales</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 14:52:59 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Jean-Thomas Henderson</title>
		<link>http://veilletourisme.ca/2007/07/12/un-autre-tourisme-est-il-possible/comment-page-1/#comment-43</link>
		<dc:creator>Jean-Thomas Henderson</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 15:00:52 +0000</pubDate>
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		<description>Merci Mme Laliberté pour cet article, et bravo aux deux auteurs!

Oui, un autre tourisme est possible!

Cependant, pour en arriver à une telle conclusion, il est important de faire état du passé, afin qu&#039;il ne soit point garant de l&#039;avenir (remarquons ici l&#039;utilisation du mot &quot;avenir&quot;. Une mince distinction s&#039;impose entre l&#039;Avenir et le Futur. L&#039;avenir, nous le tenons dans nos mains, nous pouvons le modifier dès maintenant, en prenant des actions concrètes. Le futur lui, ne sera que la résultante, l&#039;extrant, la suite du présent. Faisons en sorte que nos actions modèlent notre futur!).

Retour sur le passé :

Analysons objectivement la majorité des projets hôteliers et touristiques considérés comme projet-porteurs pour leur région. La manière dont ils ont été développés depuis des décennies (Tremblant, les &quot;tout inclut&quot;, le Casino de Charlevoix, l&#039;étalement des domaines touristiques sur la côte espagnole, les îles asiatiques), amène à considérer leur intégration dans leur milieu. Elle s&#039;est faite, en grande majorité, irresponsablement et hâtivement, avec comme seul objectif, le profit à tout prix. Souvent sans aucune consultation publique ni aucun rapport d&#039;expertise environnementale, ces projets sont mis de l&#039;avant, avec les résultats que nous pouvons maintenant observer.

Sans entrer dans la démagogie politique gauche-droite (social vs création de richesse) ni les différenciations lucides-solidaires (développement vs immobilisme), notre industrie est également très polluante. Elle s’intègre dans chaque communauté, modifiant son paysage, le mode de vie des habitants locaux et la biodiversité.

Conscient des impacts positifs (investissements, création d&#039;emplois, positionnement particulier et visibilité à l&#039;international) de ces endroits-clé, les promoteurs se doivent également et impérativement de respecter le milieu dans lequel ils viendront s&#039;installer.

Vers un &quot;alter-tourisme&quot;:

Comme l&#039;a mentionné le biologiste et vulgarisateur scientifique québécois Claude Villeneuve, spécialiste mondial de la question environnementale, dans l&#039;édition du 20 août 2007 du Devoir, &quot;La première difficulté est d&#039;accepter de remettre en cause nos certitudes et de passer par-dessus l&#039;efficacité apparente des processus. La ligne droite n&#039;est pas toujours le meilleur chemin entre deux points lorsque l&#039;on se soucie des impacts à long terme d&#039;un projet. C&#039;est qu&#039;il faut, en effet, aussi se mettre à l&#039;écoute des populations directement concernées. On s&#039;évitera ainsi bien des problèmes, dit-il. On se fera même parfois souffler des solutions si l&#039;on prend le temps de consulter ceux qui auront à vivre avec les conséquences de nos décisions et qui, à défaut d&#039;avoir le titre d&#039;experts, ont une connaissance intime des gens et des lieux où l&#039;on s&#039;apprête à intervenir. ».

Voilà pourquoi il est important de faire du tourisme autrement.

Tenons compte des populations.

De leur mode de vie.

Des répercussions de nos actions quotidiennes sur leur micro-environnement.

Une proposition pour le Baccalauréat en gestion du tourisme et de l&#039;hôtellerie :

Il serait important d’ajouter un volet «Développement durable» au programme, afin de sensibiliser les nouveaux diplômés à l’importance des actions posés par l’industrie (écologie, gestion des déchets, approvisionnement local et durable, réinvestissements dans l’économie locale), en prenant des exemples bien précis.

Cet «altermondialisme du tourisme» est d’ailleurs, une tendance lourde, bien ancrée pour y rester.

Soyons conscient dès maintenant que nous pouvons faire les choses autrement.

Notre futur n&#039;en sera que meilleur!

Qui peut être contre la vertue?

Et comme a dit Victor Hugo : &quot;L&#039;utopie d&#039;aujourd&#039;hui sera la réalité de demain&quot;.

Merci.

Jean-Thomas Henderson</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Mme Laliberté pour cet article, et bravo aux deux auteurs!</p>
<p>Oui, un autre tourisme est possible!</p>
<p>Cependant, pour en arriver à une telle conclusion, il est important de faire état du passé, afin qu&#8217;il ne soit point garant de l&#8217;avenir (remarquons ici l&#8217;utilisation du mot &laquo;&nbsp;avenir&nbsp;&raquo;. Une mince distinction s&#8217;impose entre l&#8217;Avenir et le Futur. L&#8217;avenir, nous le tenons dans nos mains, nous pouvons le modifier dès maintenant, en prenant des actions concrètes. Le futur lui, ne sera que la résultante, l&#8217;extrant, la suite du présent. Faisons en sorte que nos actions modèlent notre futur!).</p>
<p>Retour sur le passé :</p>
<p>Analysons objectivement la majorité des projets hôteliers et touristiques considérés comme projet-porteurs pour leur région. La manière dont ils ont été développés depuis des décennies (Tremblant, les &laquo;&nbsp;tout inclut&nbsp;&raquo;, le Casino de Charlevoix, l&#8217;étalement des domaines touristiques sur la côte espagnole, les îles asiatiques), amène à considérer leur intégration dans leur milieu. Elle s&#8217;est faite, en grande majorité, irresponsablement et hâtivement, avec comme seul objectif, le profit à tout prix. Souvent sans aucune consultation publique ni aucun rapport d&#8217;expertise environnementale, ces projets sont mis de l&#8217;avant, avec les résultats que nous pouvons maintenant observer.</p>
<p>Sans entrer dans la démagogie politique gauche-droite (social vs création de richesse) ni les différenciations lucides-solidaires (développement vs immobilisme), notre industrie est également très polluante. Elle s’intègre dans chaque communauté, modifiant son paysage, le mode de vie des habitants locaux et la biodiversité.</p>
<p>Conscient des impacts positifs (investissements, création d&#8217;emplois, positionnement particulier et visibilité à l&#8217;international) de ces endroits-clé, les promoteurs se doivent également et impérativement de respecter le milieu dans lequel ils viendront s&#8217;installer.</p>
<p>Vers un &laquo;&nbsp;alter-tourisme&nbsp;&raquo;:</p>
<p>Comme l&#8217;a mentionné le biologiste et vulgarisateur scientifique québécois Claude Villeneuve, spécialiste mondial de la question environnementale, dans l&#8217;édition du 20 août 2007 du Devoir, &laquo;&nbsp;La première difficulté est d&#8217;accepter de remettre en cause nos certitudes et de passer par-dessus l&#8217;efficacité apparente des processus. La ligne droite n&#8217;est pas toujours le meilleur chemin entre deux points lorsque l&#8217;on se soucie des impacts à long terme d&#8217;un projet. C&#8217;est qu&#8217;il faut, en effet, aussi se mettre à l&#8217;écoute des populations directement concernées. On s&#8217;évitera ainsi bien des problèmes, dit-il. On se fera même parfois souffler des solutions si l&#8217;on prend le temps de consulter ceux qui auront à vivre avec les conséquences de nos décisions et qui, à défaut d&#8217;avoir le titre d&#8217;experts, ont une connaissance intime des gens et des lieux où l&#8217;on s&#8217;apprête à intervenir. ».</p>
<p>Voilà pourquoi il est important de faire du tourisme autrement.</p>
<p>Tenons compte des populations.</p>
<p>De leur mode de vie.</p>
<p>Des répercussions de nos actions quotidiennes sur leur micro-environnement.</p>
<p>Une proposition pour le Baccalauréat en gestion du tourisme et de l&#8217;hôtellerie :</p>
<p>Il serait important d’ajouter un volet «Développement durable» au programme, afin de sensibiliser les nouveaux diplômés à l’importance des actions posés par l’industrie (écologie, gestion des déchets, approvisionnement local et durable, réinvestissements dans l’économie locale), en prenant des exemples bien précis.</p>
<p>Cet «altermondialisme du tourisme» est d’ailleurs, une tendance lourde, bien ancrée pour y rester.</p>
<p>Soyons conscient dès maintenant que nous pouvons faire les choses autrement.</p>
<p>Notre futur n&#8217;en sera que meilleur!</p>
<p>Qui peut être contre la vertue?</p>
<p>Et comme a dit Victor Hugo : &laquo;&nbsp;L&#8217;utopie d&#8217;aujourd&#8217;hui sera la réalité de demain&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Merci.</p>
<p>Jean-Thomas Henderson</p>
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