Augmentation des coûts, diminution des budgets et accroissement du cycle de planification figurent parmi les principales tendances du secteur des réunions. Quant aux nouvelles technologies, elles joueront un rôle prépondérant dans la gestion des événements. Coup d’œil sur les prévisions 2012.
Adieu la réservation de dernière minute
Pour la première fois depuis des années, il semble que les réservations de dernière minute, souvent à moindre coût, n’aient plus la cote en 2012. En effet, compte tenu de la reprise économique, les réservations hôtelières sont à la hausse, et la demande pourrait même surpasser l’offre, ce qui engendrerait une augmentation des prix. Dès lors, les chasseurs d’aubaines devront se tourner vers des marchés à forte capacité d’accueil.
Défis et menaces
L’accroissement des coûts représente le principal défi à relever cette année, selon les planificateurs américains indépendants et ceux du milieu associatif qui ont répondu fin 2011 à un sondage de Meeting Focus sur les tendances dans l’industrie des réunions. Les sondés issus des entreprises et du secteur public pensent plutôt qu’ils devront faire face à une diminution de leur budget (voir le graphique 1). L’économie demeure la plus grande menace de l’industrie pour la majorité des répondants (69%), loin devant les réunions virtuelles, qui semblent n’inquiéter presque personne (4%). D’ailleurs, près des trois quarts n’en planifieraient pas en 2012.
Croissance du nombre de réunions et d’événements: des avis partagés
Près de la moitié des répondants affirment que le nombre de réunions d’affaires et d’événements demeurera identique à celui de l’année dernière. Toutefois, les planificateurs du secteur public sont un peu moins optimistes: environ le quart d’entre eux prévoient une diminution du volume de réunions pouvant atteindre 10%.
Allongement du cycle de planification
La durée moyenne du cycle de planification, soit la période s’échelonnant entre le début du processus de réservation et la signature du contrat proprement dit, s’étend sur sept à douze mois pour la majorité des planificateurs (voir le graphique 2). La proportion de répondants dont le cycle de planification est plus court (d’un à trois mois) a diminué de 1,3% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la proportion de ceux dont le cycle de planification varie de quatre à six mois et de sept à douze mois a respectivement augmenté de 4,3% et de 3,6% au cours de la même période.