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Analyse - 3 mars 2015

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mars 2015

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Le tourisme à la ferme

Fabriquer soi-même son fromage, participer aux activités de récolte et prendre soin du bétail : voilà quelques activités possibles lorsque l’on séjourne à la ferme.

Lorsqu’on imagine un voyage, on ne pense généralement pas à des tâches comme le ramassage des œufs frais pour le déjeuner ou la traite des vaches. Pourtant, des offres de séjours à la ferme prennent forme, et avec des composantes allant de l’implication dans les tâches quotidiennes de la ferme à des visites guidées, en passant par des randonnées ou la fabrication de produits du terroir, chacun peut y trouver son compte. Contrairement à l’offre du réseau mondial Worldwide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) (lire aussi Vous avez dit WOOFing?), qui implique un engagement bénévole auprès de fermes biologiques en échange d’un lieu où dormir, celle des séjours à la ferme peut inclure du travail en plus des activités de découverte et de l’hébergement, mais ce n’est qu’une option parmi d’autres.

Qu’entend-on par tourisme à la ferme ?

composante du tourisme rural qui se vit au sein de fermes actives. L’environnement de travail fait partie du produit

Le tourisme à la ferme est une composante du tourisme rural qui se vit au sein de fermes actives. L’environnement de travail fait partie du produit. Ce secteur inclut toute entreprise d’hébergement ou tout attrait situé sur une exploitation agricole. Au-delà de l’hébergement, l’offre peut inclure :

  • un centre d’accueil, un musée,
  • un magasin de produits ou d’artisanat,
  • des visites guidées ou des sentiers,
  • des visites éducatives,
  • des activités d’autocueillette, d’équitation, de pêche, etc.

Pour qu’une entreprise soit considérée comme agrotouristique, elle doit être gérée par son propriétaire, un producteur agricole. Le tourisme est donc une activité complémentaire. Au Québec, l’organisme Terroir et Saveurs est très dynamique dans ses activités d’encadrement et de promotion des exploitants œuvrant en agrotourisme et en tourisme gourmand. Voici quelques exemples de bonnes pratiques ailleurs dans le monde. 

Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier  

le tourisme peut être une façon de varier les revenus

Les agriculteurs ont parfois de la difficulté à vivre de leur production. Sans être une panacée, le tourisme peut être une façon de varier les revenus en proposant aux voyageurs une expérience authentique, proche de la nature et de la culture locale. Le propriétaire de la ferme peut adapter son offre en fonction des caractéristiques et des spécificités de l’établissement et de ce qu’on y produit (lire aussi Être éleveur d’émeus ou gestionnaire touristique? Les deux), sans compter qu’un séjour en milieu rural répond bien aux préoccupations d’une population de plus en plus curieuse de connaître l’origine des aliments qu’elle consomme régulièrement.

Des fermes douillettes 

Fini le confort rudimentaire de la ferme : une version plus luxueuse, conjuguant rusticité, art de vivre et confort, est désormais disponible. En Grande-Bretagne, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, le réseau Feather Down Farms offre aux visiteurs la possibilité de séjourner dans des tentes spacieuses de style glamping pouvant accueillir jusqu’à six personnes. À l’intérieur, on trouve un décor authentique de la vie rurale d’antan. Chaque ferme du réseau propose des activités et services qui correspondent à sa réalité. Un garde-manger regorgeant de produits locaux, souvent originaires de la ferme hôte, est mis à la disposition des clients qui souhaitent cuisiner, et les visiteurs sont invités à participer activement aux travaux ou à être des observateurs occasionnels, selon leur désir.

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Source : Feather Down Farms

Eat, Stay, Farm

Au Vermont, en plus de la vente de ses produits, la ferme Green Mountain Girls offre l’hébergement et des activités de découverte. De la simple visite des installations aux exercices pratiques, les visiteurs ne manquent pas d’occasions d’en apprendre davantage sur les réalités agricoles.

Son programme « Agriculteur en formation » dure de quelques heures à plusieurs jours, pendant lesquels les voyageurs peuvent aider les agriculteurs dans leurs travaux quotidiens en s’occupant des animaux, des produits maraîchers et de la ferme. On y propose également la traite de la chèvre et la possibilité de fabriquer son propre fromage.

Vivre au rythme des cow-boys

Plus connue dans l’ouest des États-Unis et du Canada, l’expérience western des ranchs offre aux visiteurs la possibilité de vivre comme un cow-boy. Dans ce marché de niche, trois types de ranchs accueillent les vacanciers :

  • Le ranch classique est centré autour du cheval, on y propose des activités d’équitation, de pêche et de randonnée ainsi que des feux de camp;
  • Le ranch de travail propose à ses clients de devenir de véritables cow-boys le temps d’un séjour en participant au regroupement du bétail et aux travaux de l’établissement. Par définition, une partie des revenus du ranch de travail doit provenir d’activités d’élevage.
  • Le ranch de villégiature (resort ranch) est chic et peut inclure des infrastructures comme un spa ou un golf ainsi que des repas gastronomiques.

Situé dans les Rocheuses du Colorado, près de Denver, le Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa est un exemple parfait de ranch de de villégiature. Avec ces 6 000 acres, il offre un hébergement rustique et luxueux, des plats raffinés et un spa. Au-delà des activités équestres typiques de ces établissements, une variété d’activités de plein air sont proposées été comme hiver (ski de fond, raquette, équitation, pêche, randonnée, tyrolienne, etc.). Une grange réaménagée sert de salle de réception pouvant accueillir 350 personnes.

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Source : Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa

Au Québec, le nombre d’entreprises agrotouristiques est en essor. Il est passé de 534 en 2005 à 837 en 2012, ce qui représente environ 3 % de l’ensemble des entreprises agricoles. Les activités comme les journées Portes ouvertes sur les fermes du Québec contribuent à accroître la visibilité des fermes des environs et à sensibiliser la population à leur réalité. Le tourisme à la ferme représente donc pour bon nombre d’établissements une occasion de diversifier leurs activités autrement que par la vente de produits du terroir et de mettre davantage en vedette les paysages ruraux, la nourriture locale et le savoir-faire traditionnel.

Source(s)

− Braganza, Chantal. « 7 working farm holiday options », Reader’s Digest.

− Chanial, Jean-Pierre. « Au Colorado dans la peau d’un cow-boy », Le Figaro, 11 mars 2014.

− Jacobs, Judy. « Dude! Why not sell ranch vacations? », Travel Market Report, 11 mars 2014.

− Sauvé, Frédérique. « Dormir à la ferme », Canoe Voyages, 28 mars 2012.

− Zins Beauchesne et associés. « Agrotourisme : Diagnostic sectoriel / plan de développement et de commercialisation », pour le MAPAQ et le ministère du Tourisme du Québec, 2006.

− Ministère du Tourisme du Québec. « Diagnostic Agrotourisme », octobre 2012.

− MAPAQ. « Agrotourisme en chiffres », 2012.

Sites Web:

- Worldwide Opportunities on Organic Farms (WWOOF)

- Feather Down Farms

- Green Mountain Girls

- Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa

- Portes ouvertes sur les fermes

- Terroir et Saveurs

 

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