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Analyse - 16 mai 2017

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Portrait des amateurs de glamping

Le glampeur aime l’aventure et les nouvelles expériences, mais tient par-dessus tout à son confort. Il attend des prestations de qualité : des lits douillets, une cuisine équipée, des sanitaires privés, le tout associé à une véritable connexion à la nature.

Le glamping est certainement une niche en croissance. De plus en plus de voyageurs recherchent un compromis entre le camping, qui permet un contact privilégié avec la nature, et l’hôtellerie classique, qui assure le confort, tout cela dans le respect de l’environnement. Ils souhaitent vivre des expériences riches en aventure et authentiques, mais aussi recevoir un service cinq étoiles. Les touristes ont le goût du luxe, les amateurs de plein air aussi. Fini l’inconfort et la vie à la dure. Ils s’intéressent davantage au plein air s’il peut se pratiquer dans le confort.

Le marché des glampeurs

Selon Marco Walter, directeur général de ECOCAMPING, et Sergio Comino, directeur de Jesolo International, le glamping est devenu particulièrement populaire auprès des familles, des gens à revenus élevés et des plus de soixante-cinq ans. En Allemagne et en Autriche, le nombre de nuitées dans les établissements de glamping a augmenté de 18,5 % en 2013. En 2014, la croissance devait atteindre 29 %. En 2015, sur le moteur de recherche Google, le nombre de requêtes contenant le mot glamping s’élevait à 260 000 par mois, soit plus de 3 millions par année.

Une croissance de la demande au Canada 

Selon une étude réalisée par Som pour le Conseil canadien du camping et du VR et publiée en avril 2015, depuis 5 ans, plus de la moitié (53 %) des 185 terrains de camping d’entreprises privées, municipaux ou gérés par un OBNL, et 79 % des 13 terrains publics ont enregistré une croissance de la demande pour d’autres types d’hébergement tels que des chalets/refuges, des yourtes ou du prêt-à-camper au Canada. Toutefois, la proportion de campeurs sondés qui a utilisé principalement de l’équipement prêt-à-camper en 2014 demeure faible, soit 5 % des 5,8 millions de campeurs. Fait encourageant, la majorité d’entre eux disent qu’il est très probable (45 %) ou probable (37 %) qu’ils utiliseront à nouveau ce type d’hébergement dans les prochaines années. Les roulottes et les autocaravanes constituent l’équipement que le plus grand nombre de futurs utilisateurs de prêt-à-camper ont l’intention de louer (voir le graphique 1). Les utilisateurs canadiens d’hébergement prêt-à-camper ont séjourné 9,9 nuits en moyenne dans des campings en 2014.

Les glampeurs québécois 

Aucune étude à proprement parler n’a été réalisée pour connaître le profil du glampeur québécois. Par contre, des chercheurs de l’UQAM ont tracé le profil des consommateurs qui s’intéressent à la pratique du glamping à partir de données recueillies lors d’un sondage Web effectué par la Chaire de tourisme Transat auprès de 618 campeurs québécois à la fin de la saison estivale 2012.

Les glampeurs sont généralement plus jeunes et ont un revenu familial moins élevé que les campeurs traditionnels. Ils ne sont donc pas nécessairement plus riches, mais ils sont prêts à payer davantage pour une expérience différente (voir le tableau 1). Ce sont des consommateurs exigeants en ce qui concerne la plupart des variables liées à leur séjour, de la courtoisie du personnel aux installations de recyclage.

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Les glampeurs ont une propension plus élevée que la moyenne des campeurs à adopter des pratiques écoresponsables ; ils sont prêts à débourser pour le label vert d’un site d’hébergement. Ils sont même enclins à accepter des compromis : prendre des douches plus courtes pour économiser l’eau, par exemple. Ils se différencient aussi des campeurs traditionnels par leur recherche plus élevée de contacts avec la nature et leur moindre intérêt pour les interactions sociales. En conséquence, les gestionnaires qui s’intéressent au glamping doivent développer des sites et offrir des activités permettant aux glampeurs d’être en contact direct avec une nature préservée et mise en valeur, plutôt que de miser sur l’offre diversifiée d’activités sociales que proposent les terrains de camping traditionnels.

Un mot sur la clientèle internationale

En juin 2016, la firme Coach Omnium présentait un dossier sur l’hébergement alternatif et insolite dressant un aperçu des différentes solutions d’hébergement alternatif en France. On y révèle entre autres que ce sont les cabanes dans les arbres qui ont le plus grand pouvoir d’attraction, et de loin. Les cabanes sur l’eau suivent, puis les bulles transparentes et les yourtes (24 %).

Portrait_amateurs_glamping_francais

Parmi les touristes interrogés, ceux qui utilisent les cabanes dans les arbres s’y rendent majoritairement en couple (55 %) et en famille (41 %). Ils privilégient les courts séjours comme les weekends (72 %). Leur priorité : l’environnement. Ils recherchent un cadre naturel (50 %) et original (28 %). Les services complémentaires proposés sont un critère déterminant pour seulement 3 % des personnes interrogées.

L’offre de camping a évolué au cours des dernières années pour s’adapter à une clientèle qui recherche le confort en nature, mais aussi pour élargir la clientèle cible et faire croître la relève de campeurs.

Source de l’image à la une : Pixabay 

Source(s)

-Coach omnium. « Des hébergements alternatifs et insolites pour compléter une offre hôtelière», com, juin 2016

-Gonse Pauline, Magali Grangeon et Mark Watkins. « Impacts économiques et tendances de l’industrie du camping au Canada », Coach Omnium, avril 2015.

-Landreville, René-Marc et Marc-Antoine Vachon. « L’hôtellerie de luxe en plein air : profil des consommateurs intéressés par le glamping », Centre de recherche en tourisme et patrimoine, ESG UQÀM, juillet 2015.

 

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