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Analyses - 12 janvier 2021

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Les grandes observations 2020: la transition écologique

Est-ce que 2021 sera le fer de lance d’une économie résiliente, circulaire et zéro carbone ? Si l’on en croit les organisations internationales et les voyageurs : l’heure est enfin arrivée.

L’urgence sanitaire a fait de l’ombre aux défis à long terme comme les changements climatiques, la perte de biodiversité et la disponibilité des ressources naturelles. L’Organisation mondiale du tourisme clame toutefois haut et fort que la reprise devra se faire sous les piliers de la durabilité.

« Le tourisme peut être une force au service du bien dans notre monde, en jouant un rôle protecteur de notre planète et de sa biodiversité, et en célébrant ce qui fait de nous des êtres humains. » António Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

Les priorités de 2021 en environnement

Des organisations internationales comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les Nations Unies (ONU) ont déterminé des actions incontournables afin de nous préparer à relever les défis qui nous attendent en tant que société. En voici trois qui concernent les limites de notre planète.  

Mettre en place des plans de redressement viables à long terme 

Les investissements en infrastructures (transports, bâtiments) ainsi que le financement de projets spéciaux devraient inclure des mesures de durabilité (efficacité énergétique, utilisation rationnelle des ressources, adaptation aux changements climatiques, etc.). Par exemple, dans le cadre de son vaste programme de relance, la France accorde des fonds à l’intégration de changements disruptifs en tourisme durable, dans la restauration durable et les circuits d’approvisionnement courts.

Se tourner vers l’économie circulaire 

Selon les données existantes sur le sujet, l’économie mondiale est circulaire à seulement 8,6 %. Passer de l’économie linéaire à l’économie circulaire pourrait prendre de 15 à 20 ans, selon la Fondation Ellen MacArthur, qui se consacre à l’accélération de cette transition. Production, consommation, réutilisation, valorisation : un bien ou un service se déplace en boucle dans un système qui optimise l’utilisation des ressources à chaque étape de son cycle de vie. Le zéro déchet, l’autopartage et l’utilisation de matériaux de construction recyclés sont des exemples d’initiatives.

Un rapport illustrant la situation au Québec devrait être publié en 2021 par Circular Economy ; il devrait inclure les interventions prioritaires pour assurer la transition vers la circularité. Dans cette économie, les entreprises touristiques ont tout intérêt à réfléchir aux usages multiples de leur service afin d’en maximiser leur valeur.

Mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre 

Les outils de mesure deviennent nécessaires afin de connaître l’empreinte carbone de son secteur d’activité et d’engager l’industrie dans des cibles de réduction. Faciliter la planification de voyages écoresponsables par une communication claire de l’offre proposée, suggérer des itinéraires pour voitures électriques, intégrer un programme de certification reconnu par le Conseil mondial du tourisme durable, promouvoir des plateformes d’autopartage et proposer aux voyageurs de compenser leurs émissions constituent toutes des actions qui profitent au positionnement d’une destination durable.

Des signes encourageants de la part des voyageurs québécois

Selon un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, la moitié des voyageurs québécois portent beaucoup d’attention à l’information concernant la protection de l’environnement et l’émission de carbone. Une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire son empreinte.

Interrogés sur leur propension à compenser financièrement les émissions liées à leurs déplacements touristiques, 46 % des voyageurs se disent prêts à annuler l’impact d’un trajet aller-retour Québec-Montréal (moins de 5 $). Près d’un quart des répondants (22 %) jugent probable de doubler leur compensation dans un scénario de vol aller-retour Montréal-Paris (estimée à 111 $ ou 167 $) afin de neutraliser les effets négatifs et qui plus est de générer un impact positif sur l’environnement.

Les répondants les plus investis en tourisme durable sont de tous âges, mais sont sous-représentés chez les 35 à 54 ans. Les plus investis se distinguent des autres par leur intérêt prononcé pour la nature (voir infographie).

Une industrie conscientisée, une voie à définir

L’industrie touristique québécoise agit déjà sur plusieurs plans au chapitre environnemental : protection de la biodiversité par les aires protégées, écotourisme, économie collaborative, adhésion à des certifications, compensation de carbone, etc. Les actions requises pour se tourner vers une économie verte sont multiples.

La poursuite de cette transition reposera sur la connaissance, la créativité, les partenariats, des investissements conséquents et surtout, une démarche collective et concertée, afin de maximiser le potentiel et les bénéfices pour les voyageurs, les entreprises touristiques et les collectivités. 

 

 

Source de l’image à la une : Pexels

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